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Présentation du BIM chez Walt Disney Imagineering
L’univers magique de Disney ne tient pas seulement à ses attractions spectaculaires ou à ses décors immersifs.
Derrière le rideau, une transformation technologique majeure redéfinit la manière dont les parcs, hôtels et attractions voient le jour : l’adoption du BIM (Building Information Modeling) par Walt Disney Imagineering.
Bien plus qu’un simple outil, le BIM est devenu le cœur stratégique qui orchestre la coordination de 35 spécialités techniques, de la structure métallique jusqu’au show lighting, pour garantir l’excellence des projets Disney à travers le monde.
Dans cet article, explorons comment Disney a digitalisé sa conception, pourquoi le BIM est devenu essentiel pour ses parcs.
Présentation de Walt Disney Imagineering
Nawar Zreik commence par présenter Walt Disney Imagineering implanté dans 3 continents avec 12 parcs à travers le monde.
L’histoire commence en 1952, lorsque Walt Disney décide de concevoir un parc à thèmes. Il réunit une équipe créative pour imaginer, concevoir et construire des parcs, des hôtels, des attractions et des navires de croisière avec des standards et des normes de qualité Disney.
Les étapes de la transformation digitale
Disneyland (1992) : plans dessinés à la main
Le 1er parc, Disneyland qui a ouvert en 1992 a été conçu entièrement avec des plans réalisés à la main, de véritables œuvres d’art difficiles à reproduire et à conserver.
Walt Disney Studio (2002) : passage au CAD
Pour le 2e parc, Walt Disney Studio, qui a ouvert en 2002, le dessin assisté par ordinateur a été utilisé pour créer la charte graphique et les standards CAD Disney qui sont toujours d’actualité. Un DOE en 2D de l’ouvrage a été constitué.
Expansion du parc Walt Disney Studio (2018) : le BIM en marche
En 2018, lors du programme d’expansion du parc Walt Disney Studio, l’équipe a décidé d’aller plus loin, en réalisant un modèle numérique 3D et en faisant évoluer la documentation. Depuis lors, grâce à l’engagement des équipes, le BIM est en marche chez Walt Disney Imagineering.
De Rock’n’Roller Coaster en QG des Avengers
Scan 3D et modélisation de l’existant
Nawar Zreik évoque le projet de transformation de l’attraction Rock’n’Roller Coaster en QG des Avengers. Ce projet contient une part d’existant, les bases 2D CAO à disposition étaient une image de la conception. Elles n’intégraient pas les modifications de l’exécution, les opérations de maintenance et les rénovations réalisées.
Un scan 3D a donc été réalisé pour créer un nuage de points de l’existant. Nawar Zreik souligne que le nuage de points contient uniquement les éléments qui sont visibles lors du scan, il s’agit d’une image à un instant T, les éléments ne contiennent aucune caractéristique technique. Le nuage de points n’est pas exploitable tel quel dans un processus BIM, il doit être remodélisé pour constituer un modèle de l’existant.
Une conception multidisciplinaire
La conception de projet chez Walt Disney Imagineering regroupe environ 150 spécialités dans des équipes multidisciplinaires internes. Cette particularité nécessite, lors de la conception, une analyse de l’ensemble des corps d’états. Sur ce projet, l’équipe était constituée d’un BIM manager et de référents des différentes disciplines (architecture, électricité, mécanique, structure etc.).
Documentation et outils BIM
Le projet a démarré par la création de la documentation BIM, les BEP (BIM Execution Plan) et la définition des standards. Ensuite, il a continué par la production de gabarits de projets et de bibliothèques d’objets. Et enfin, il a fallu former les équipes non pas aux logiciels utilisés mais à la stratégie et aux standards du projet. Walt Disney Imagineering intègre un service R&D qui a permis la création de logiciels, de plugins Revit et de scripts Dynamo pour automatiser les contrôles et la production.
Les apports du BIM dans le projet
Documentation et variantes
L’objectif premier était de générer de la documentation de qualité, le BIM a permis d’aller plus loin et d’obtenir une documentation évolutive tenant compte des différentes phases de démolition et de construction.
Le BIM a également permis d’analyser des variantes, de mieux maîtriser les coûts du projet grâce à des quantitatifs précis extraits des maquettes et de lier les maquettes à des bases de données pour que chacun puisse intervenir dans le projet selon son savoir-faire.
Un scan 3D a donc été réalisé pour créer un nuage de points de l’existant. Nawar Zreik souligne que le nuage de points contient uniquement les éléments qui sont visibles lors du scan, il s’agit d’une image à un instant T, les éléments ne contiennent aucune caractéristique technique. Le nuage de points n’est pas exploitable tel quel dans un processus BIM, il doit être remodélisé pour constituer un modèle de l’existant.
Coordination des spécialités
Le domaine d’activité spécifique de Walt Disney Imagineering intègre, en plus des spécialités classiques (structure métallique, contrôle d’accès, CVC, plomberie etc.), des spécialités spécifiques comme la vidéo, l’audio, le show Lightning, le show set (décors thèmes) etc.
C’est en tout 35 spécialités qui doivent collaborer sur le projet, réparties en 9 maquettes compilées dans une maquette globale de coordination. La coordination est organisée selon 2 niveaux :
la coordination au sein de chaque discipline par le référent
la coordination globale réalisée par le BIM manager, le coordinateur BIM et les ingénieurs projets.
Les apports du BIM dans le projet
LOD et paramètres
Nawar Zreik fait un zoom sur le niveau de détail et le niveau d’information chez Walt Disney Imagineering. Il n’y a pas de limite dans le LOD car les détails sont indispensables en exécution, de même pour l’information chaque objet contient une cinquantaine de paramètres.
De la conception à l’exploitation
Disney est à la fois maître d’œuvre, maître d’ouvrage et exploitant. En conception, le BIM sert le projet et sa constructibilité, une collaboration et un passage de relais a lieu entre les équipes Walt Disney Imagineering aux USA et à Paris. Le LOD est fixé à 350 pour cette phase et la consultation des entreprises.
En exécution, le nombre de maquettes et le volume de données augmente fortement. Les maquettes des entreprises sont compilées pour la synthèse.
En fin d’exécution, les maquettes des entreprises sont allégées au niveau géométrique et enrichies en informations pour obtenir un avatar numérique qui intègre toutes les informations nécessaires à l’exploitation et à la liaison ou l’intégration des maquettes dans une GMAO.
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